We Are Your Friends ou comme j’aime l’appeler, Comment Énerver Tout Un Tas de Fans d’Électro est sorti en France le 26 août, et déjà ça m’étonne qu’il soit sorti dans les salles de cinéma ici, même si je pense que ça ne va pas durer longtemps. Pour Warner Bros, c’est le cauchemar.
« On est déçus » dit Jeff Goldstein, le vice-président exécutif de distribution de Warner Bros. « On croyait en Zac et ce projet le passionnait« .
Avec une perte de 4 millions de dollars, on se doute bien qu’en effet il y a de quoi être déçu. Pour comparer, même Pluto Nash a commencé avec 2,1 millions de dollars pour sa première semaine et il a été nominé pire film de l’année 2003. Même si Zac Efron ne tombera pas aussi bas qu’Eddie Murphy, il se trouve quand même que We Are Your Friends se trouve à un niveau catastrophique.
Mais tout ça c’est beau, mais pourquoi ce bide ?
Déjà, on peut commencer par le choix de l’acteur principal : Zac Efron. En effet, à partir du moment où tout le monde a appris qu’il serait le personnage principal du film, tout le monde a crié WHAT THE FUCK. Ensuite, avoir un seul personnage féminin (Emily Ratajkowski) est assez risqué, c’était en effet la seule femme dans le film, c’est aussi celle qui couche avec Zac Efron. Ah, merde, spoil.
Ensuite, côté marketing ce n’était vraiment pas ça, puisqu’il y a vraiment eu une absence à ce niveau. De plus, le film est sorti au pire moment de l’année, il aurait fallu le sortir au début de l’été ou au moins fin juillet comme ça la promotion aurait pu se faire durant les gros festivals du style Ultra, Tomorrowland, avec la distribution de flyers par exemple. Il fallait se rapprocher du public fan d’électro mais Warner s’est cautionné à le promouvoir comme n’importe quelle autre film, avec la télé et la publicité sur Internet. Aucun buzz positif n’est sorti, réellement, puisque le film cible un public précis et ce public ne se trouve pas forcément là où Warner fait sa promotion habituellement. Et les autres personnes qui ne s’intéressent pas à l’électro, par extension ils s’en foutent du film. Le pire, c’est quand Efron, Ratajkowski, et le directeur Max Joseph se sont proclamés ambassadeurs de l’EDM lors d’interviews, ce qui a bien décrédibilisé le produit chez la communauté.
Le public électro, il existe. Il fallait le chercher et ne pas se foutre de leur gueule, tout simplement. Si vous voulez fairte un film sur ce milieu, faites-le proprement parce que sinon, c’est un échec assuré.